Notre unité de recherche appliquée s’inscrit dans le domaine de la reconquête de la qualité des eaux superficielles. Elle sert au développement de solutions techniques pour lutter directement contre l’apparition des blooms de micro algues.

Nous disposons d’un bâtiment technique (Atelier-Laboratoire et pièces expérimentales sur 200 m²) pour étudier sous conditions contrôlées, l’apparition de ces blooms. Notre laboratoire permet notamment l’analyse du phosphore, sous sa forme dissoute et particulaire. Il constitue un élément indispensable tant dans la conduite des essais, que dans l’évaluation des performances de nos solutions techniques.

Depuis 2009, un pilote de déphosphatation naturelle à l’aval d’un système de lagunage (600 Eq. Habitants) a été mis en place (Ille-et-Vilaine). Ce bassin expérimental est alimenté par les eaux de la dernière lagune. Il se déverse dans un étang, qui dispose d’une surverse dans le ruisseau servant d’exutoire naturel au système de lagunage.

Ce site permet de tester les différentes pistes pour capter le phosphore que nous avons testées et validées en phase laboratoire.

Ce site expérimental rend possible de tester les différentes pistes pour capter le phosphore, qui ont été au préalable validées au laboratoire. Il permet donc de tester en grandeur nature, et sous conditions climatiques locales, les solutions techniques de déphosphatation.  La maîtrise des flux de nutriments et donc celle des blooms de micro algues est impérative pour améliorer la qualité des eaux et atteindre les objectifs des différents SDAGE/SAGE. 

Essais de déphosphatation sous différents paramètres contrôlés (I & G, 2013)

Analyse de relargage de phosphore à partir d’échantillons de sédiments. Détermination de la constante d’équilibre, EPCo (I & G, 2012)

 

 

Photographie du pilote (2012)

Expérimentations menées sur le site pilote, alimenté par un flux continu d’effluent en provenance de la dernière lagune (I & G, 2013)

Deux thématiques sont liées et combinées dans notre projet de recherche, à savoir :

  • la déphosphatation des cours/plans d’eau qui limiterait leurs eutrophisations et donc le développement de blooms phytoplanctoniques,
  • et la récolte de micro algues dans le cadre des systèmes de lagunage naturel pour éviter des apports trop importants de matières organiques au cours d’eau récepteur. Pour rappel, les micro algues des lagunes sont utilisées traditionnellement pour consommer les phosphates présents dans les eaux usées. Les abattements de phosphore obtenus ne sont pas assez efficaces si l’on veut réussir à atteindre le bon état chimique des cours d’eau (DCE) : il n’y a pas aujourd’hui d’obligation chiffrée pour le traitement du phosphore par les petites stations.